Mesure

U.N.4.1 Traitement des franges urbaines (fiche de principes)

État actuel

Les efforts quant à la qualité du tissu bâti sont principalement concentrés dans les centres urbains et villageois. Les périphéries présentent des typologies hétérogènes et peu claires. Or la limite d’urbanisation revêt une importance particulière tant d’un point de vue esthétique (effet d’entrée de ville / village) que par ses fonctions biologiques ou encore de mobilité. De plus, l’interface ville-campagne est souvent le théâtre de conflits d’usages entre deux mondes qui s’entrechoquent. Les franges cristallisent ces conflits d’intérêts à la limite entre l’urbain et le non urbain.

État attendu

Les franges se spatialisent en limite d’urbanisation et se superposent à la zone à bâtir. Les autorités s’engagent à apporter un soin particulier à cette zone, dont l’épaisseur varie en fonction du contexte où elle se situe, en élaborant des directives / règlements (ex. liés aux PAZ et RCCZ) permettant de conserver des perméabilités visuelles sur les espaces agricoles, des perméabilités biologiques pour la faune et la flore et de renforcer le rôle d’interface avec le monde agricole dans ces zones (planifier la préservation d’espaces libre). Ainsi la frange devient un paysage privilégié où le monde agricole se connecte harmonieusement avec le tissu urbain. S’y connectent également les cheminements de mobilité douce et est privilégiée l’implantation de structures agricoles en lien avec les consommateurs et les usagers (point de vente directe, panneaux informatifs, aménagements paysagers, jardins familiaux, espaces publics…). Ci-dessous, des principes de gestion des franges urbaines à intégrer aux réflexions : 1.Aménager une ceinture paysagère de qualité qui délimite clairement l’urbanisation actuelle tout en apportant du soin aux tissus urbains périphériques. 2.Assurer une liaison et une perméabilité biologique entre le tissu bâti et non bâti. 3.Garantir une perméabilité visuelle entre le tissu urbain et le contexte paysager. 4.Améliorer les voies de mobilité douce vers le grand paysage en gérant les conflits d’usages entre promeneurs et travailleurs. 5.Privilégier l’implantation de structures en lien avec l’agriculture environnante (lieux d’achats et de ventes aux productions locales de denrées alimentaires).

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1 Avis

  1. Y
    Yéti il y a 576 jours
    Pourquoi ne pas demander une compensation écologique à chaque permis de construire/rénovation? La mise en place d'une mesure (par exemple plantation d'une haie indigène) serait nécessaire à l'obtention du permis d'habiter. Cela pourrait participer à cette perméabilité biologique.